mouette

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lamouetterouge@gmail.com

mardi 23 février 2016

Quelle connerie El Khomry!

A projet de loi nul, jeu de mot supernul. Quelle connerie le projet El Khomry! Valls qui nous renvoie le XIXème siècle à la figure pour nous faire passer pour des ringards, la gauche irréconciliable, celle qu'il exècre, se montre enfin tel qu'il est; Un mec de droite très à droite qui a utilisé le PS parce qu'à l'UMP à l'époque c'était bouché. Comme Hollande : Dans la promo Voltaire fallait bien des mecs de droite et d'autres dits de gauche. "Bon, va pour le PS, en plus il sera bientôt au pouvoir! Bon calcul : une victoire... A la tête du PS par contre Hollande aura connu beaucoup de défaites;.. et à la tête de l'Etat c'est pire! " Revenons à notre objet, le projet "Quelle connerie" : en nous renvoyant au XIXème, Valls a commis un impair, une bourde de l'ordre du lapsus. Car c'est bien lui qui fait retour en arrière. Son projet, qu'il n'assume pas ("comme nom, pour la loi, on mettra le tien" : cadeau empoisonné ou honte de laisser une telle trace dans l'histoire?),- constitue en effet un détricotage de la notion d'ordre public social, une stigmatisation de toutes les instances démocratiques (la loi, l'élu syndical, la représentation, le code républicain). Son projet (ou celui du MEDEF), c'est bel et bien de faire obstacle au droit des travailleurs à compter ses heures de travail, à demander compte des conditions de travail à l'employeur. Il ne s'agit pas de créer de l'emploi, mais bien d'autoriser l'employeur à faire ce qu'il veut avec ses employés. Bref, à empêcher ceux-ci d'exercer dignement leurs droits. Le but n'est pas d'embaucher mais de faire travailler plus ceux qui ont un emploi, sans les rémunérer dignement! Une loi qui assouplirait les conditions de licenciement pour pouvoir redonner envie d'embaucher, c'est déjà contradictoire, même si théoriquement je peux le comprendre.... Mais là il n'est pas question de cela. Le licenciement est plus facile, certes, mais le corps de la loi c'est d'attaquer la durée légale du travail, de la remplacer par la notion de "charge de travail", mais aucunement de faciliter l'embauche. Mais au lieu de pouvoir faire travailler les types plus, embauchez donc, bande de débiles! Le projet qui fait la part belle aux accords d'entreprise considère ou feint de considérer que les travailleurs sont en position de négociation dans l'entreprise. demande à la caissière si elle a le choix de refuser de travailler le dimanche, de refuser les heures supplémentaires... là c'est clair, elle n'aura pas le droit de refuser. La déconsidération de la représentation syndicale, le fameux quorum des 50%, interdit aux syndicats de s'entendre. Elle fait la part belle aux syndicats maisons de triste mémoire... Sous prétexte de négociations d'entreprises c'est bel et bien le fait d'entériner le rapport de forces local au détriment de la loi générale qui se met en place. et tant pis pour le travailleur qui trime : heures de vestiaires, heures de repos heures de repas, heures d'astreintes, heures supplémentaires tout y passe : tout est sous-calculé et sous-rémunéré. C'est une honte pour un gouvernement dit de gauche.En plus la droite aura rien à faire quand elle reviendra aux affaires.... Mais comme il le dit si bien, on n'est plus au XIXème... Les travailleurs et leurs représentants ont conquis des droits, il les défendront, il faut l'espérer... Pour mieux le comprendre, ce projet, je renvoie au spécialiste Gérard Filoche qui analyse dans le moindre détail (j'entends là la moindre virgule et c'est essentiel) le projet d'El Khomry. C'est ici. Et, en effet, cela, nous rend avec le PS irréconciliables. En 2017 déroute annoncée. Préparez vos cartons les gars...

samedi 13 février 2016

Révision de la constitution.

J'entends déjà les réponses au billet précédent : "démago!" "Inconscient du travail réel fait par les députés en commission, en circonscription etc". lire ici la réaction très argumentée de l'absent de chez EELV : http://ericalauzet.eelv.fr/lundi-soir/ Ce parlementaire explique très bien les raisons techniques de son absence. Il n'en reste pas moins que ce débat constitutionnel est éminemment politique et qu'on peut aussi faire le choix d'être là et bien là. A Versailles, nul doute qu'ils seront tous là les sénateurs et les députés pour se montrer et fréquenter une deuxième fois de leur carrière cette jolie salle du Congrès. se plaindront-ils comme en novembre de l'absence de petit fours? je rappelle que le rôle des députés c'est de discuter la loi de la nation, de la préparer, et certainement pas de défendre des intérêts géographiques de circonscription électorale. C'est l'intérêt national qui est en cause pas celui d'une circonscription... Chacun a sûrement de très bonnes raisons de n'être pas là où on l'attend. La réalité c’est que le parlement a abdiqué depuis longtemps face aux intérêts des partis, aux menaces des gouvernements. La révision constitutionnelle qui s'impose selon moi : mandat unique non renouvelable directement, mais rééligibilité possible après retour à la vie civile de durée équivalente au mandat exercé. Droit pour le parlement de contrôler l'ordre du jour de l'assemblée à égalité stricte avec le gouvernement. Suppression de l'article 49 alinéa 3. Et suppression de l'élection du PR au suffrage universel. Fin de la monarchie. Point.

Déchéance? Lettre ouverte aux membres de la représentation nationale.

Mesdames et Messieurs les membres de la représentation nationale, faut-il que vous soyez très mal élus et que vous en ayez une réelle conscience pour que vous vous absteniez de venir participer aux débats liés à la révision de la constitution.... Faut-il que vous soyez courageux pour ne pas venir dire votre opposition ou votre adhésion ou même vos doutes d'êtres pensants face à ce traquenard constitutionnel... Votre absence lundi pour l'examen de l'article 1 du projet de loi de révision constitutionnelle constitue, hélas, non pas un haut fait de résistance à un gouvernement que vous n'avez pas le courage de renverser, mais bel et bien une triste habitude, celle du désintérêt profond de votre mission, mission dont vous avez perdu le sens, vous qui pourtant y pensez, paraît-il, chaque jour le matin en vous rasant, coiffant, maquillant (choisissez ça m'est égal). La colère qui m’envahit, n'a d'égale, j'ose l'imaginer pauvre idéaliste que je suis, que la honte qui vous submerge. Mais non, de honte, nulle trace. La lâcheté s'oublie vite, et vous vous accommodez trop facilement de fausses bonnes excuses : "J'avais piscine....". C'est pourtant un triste constat de lâcheté qui résume cette politique de la chaise vide. Lâcheté de l'opposant qui n'aime pas être minoritaire; lâcheté de celui qui soutient effectivement, par son absence, tout en étant contre intérieurement. Mais qui n'ose le dire... Et pourquoi? La réélection serait-elle plus importante que la conscience et les idées? C'est un profond dégoût de vous qui m'habite désormais... Que dois-je continuer d'enseigner à mes élèves, moi qui, chaque année, m’enflamme pour leur faire passer l'idée que la démocratie n'est pas le meilleur mais le moins mauvais des systèmes, qui à chaque cours d'Education Civique essaie de réhabiliter ce qui peut l'être de l'homme politique, de la chose politique? Qui m'efforce de leur faire passer le message que chacun est responsable de ses actes et doit s'engager dans une démarche collective.... Votre absence lundi dernier détruit tout cela encore un peu plus, donne raison aux pourfendeurs du parlementarisme, aux extrémistes et aux abstentionnistes ! Oui, en réalité, vous ne représentez plus la France et les Français. Vous ne représentez réellement que vos propres vanités. Vos ridicules préoccupations vous déshonorent. Indignité nationale. Déchéance. Tels sont les mots qui me viennent. Je ne vous salue pas.

Absents

441 absents sur 577 élus.... On devait voter pour la modification des normes sur le pâté de foie de volailles? Non pour modifier la constitution.... Aux prochaines législatives, pas un sortant ne doit être réélu. Le FN fanfaronne, l'abstention bat tous les records, le climat est ce qu'il est, lourd, et ces Messieurs-dames les députés ne se donnent même pas la peine de venir voter... Alors pourquoi? Est-ce au moins de la défiance et du boycott? Même pas! C'est de la lâcheté. Lâcheté de ne pas montrer son désaccord, s'il existe. lâcheté de ne pas assumer sa honte de voter une réforme de merde. Lâcheté de députés Munichois avant l'heure : qu'est-ce que cela sera quand il sera temps de choisir! Et ils vont tous se battre pour garder leurs sièges en 2017. Gerbe. Je pense qu'en 2017 j'irai pas non plus... voter.

jeudi 11 février 2016

remaniement

Baylet, Ayrault, Cosse, Placé au gouvernement, Fabius au Conseil constitutionnel.... Faut vous faire un dessin? Il doute de rien Hollande mais je parie qu'il va déchanter.

vendredi 5 février 2016

Non à la loi Macron...

Non à la dérèglementation absurde de la publicité dans les zones rurales. Non à la stupide loi Macron.

samedi 30 janvier 2016

La politique autrement... L'impossibilité du nihil...

"Faire de la politique autrement"... Cette phrase, cette ambition, ce programme est devenu une antienne, une tarte à la crème, que chacun refourgue à sa sauce, mettant derrière les mots, la réalité qui lui plaît. Les professionnels de la politique, l'ensemble des partis politiques (tous sans exception aucune) se sont emparés de cette formule étendard pour résumer en 5 mots la prétendue volonté des Français, à l'aune des résultats électoraux récents qui régulièrement déçoivent l'ensemble des partis (TOUS SANS EXCEPTION, quoiqu'ils en disent...). La question centrale est évidemment ce que l'on entend par "politique" (mais ce n'est pas le plus compliqué : la vie de la cité), mais surtout par "faire autrement". "Autrement" : que quoi? Quelles pratiques sont à changer, quelles pratiques sont à inventer? Quels liens entre pratiques et idées? La question du "faire"n'est pas un détail. Qu'est-ce que faire, qu'est-ce qu'agir? Et comment? "Faire de la politique autrement", autrement dit, ce n'est pas simplement récuser des pratiques insatisfaisantes, changer des hommes insuffisants et-ou incompétents, modifier des slogans révolus. Cette phrase ne porte pas en elle-même des vertus magiques, de même que le mot "réforme" n'est pas en lui-même un terme positif, comme son utilisation dans le langage essaie de nous le faire croire... Je ne sais pas nécessairement quelles pratiques doivent changer : la corruption endémique, l'assujettissement aux ambitions personnelles, la soumission à l'immédiat, l'abrutissement médiatique? Oui bien sûr, tout cela doit changer, doit cesser... Mais encore? Le cumul des mandats, la professionnalisation, le vote blanc, le rôle des initiatives citoyennes hors l'élection? autant de vrais sujets de débats. Une chose ne changera pas : la politique reste in fine un rapport de force. Et un combat pour des idées. Et faire de la politique c'est nécessairement agir, sachant qu'on ne fait pas tout bien, qu'on n'est pas dans l'idée mais la pratique, la mise en œuvre. Et qu'il y a ici nécessité de tenir compte du réel, du compromis, de freins existants, qui sont sociaux, légaux, politiques, etc! Qu'il est impossible de vouloir juste faire de la politique "autrement" sans chercher des moyens d'action qui permettent de remporter le rapport de force. A quel prix? En tous cas, ne rien faire au prétexte que c'est se compromettre, que c'est sale, ne rien dire au prétexte que c'est conflictuel, ne plus agir au prétexte qu'on a perdu les élections, ne rien vouloir affirmer au prétexte que ce sera interprété et peut-être mal interprété, ce n'est pas "faire de la politique autrement". C'est ne pas faire de politique.

samedi 16 janvier 2016

Conjugaison

Je suis Charlie. Je suis Hypercasher Je suis Paris Je suis Istanbul Je suis Ouagadougou Je suis Jakarta c'est quoi cette conjugaison?

Verdict de Bobigny : attention danger!

Le verdict de Bobigny est rendu. Le policier qui a abattu un braqueur en cavale d'une balle dans le dos est acquitté. Les jurés ont estimé qu'il avait agi par légitime défense. Je ne suis pas dans la peau d'un flic, ni dans celle d'un braqueur et n'ai jamais eu à juger en tant que juré d'Assises. Cela ne m'interdit pas d'avoir une opinion. Et elle est la suivante : ce verdict est dangereux. Revenons aux faits : l'enquête a prouvé que lors de l'interpellation qui a mal tourné, le policier a atteint le fuyard d'une balle dans le dos. L'enquête a également prouvé que le collègue de l'accusé à sciemment menti pour couvrir ce dernier. Les relevés balistiques sont contradictoires avec les propos des policiers. Tout tend à montrer que l'accusé a certainement perdu le contrôle de lui-même et a mal apprécié la situation. En tous cas, il est établi et le jury l'a confirmé qu'il y a "violences volontaires ayant entrainé la mort". L'accusé est donc coupable et reconnu comme tel. La sentence d'acquittement est rendue néanmoins. L'absence de condamnation dans le cas présent est dangereuse : elle ne peut qu'inciter les policiers à tirer et à mentir ou à maquiller les faits. Dans le climat actuel où le gouvernement souhaite faciliter l'usage ds armes par les forces de l'ordre, on peut craindre le pire. Socialement et politiquement, cette mesure est dangereuse. Comment ne pas voir, qu'à nouveau, des citoyens français vont se sentir, à tort ou à raison, victimes de deux poids-deux mesures? Il faut que le parquet qui avait des réquisitions très sévères, fasse appel de cette décision. J'ose espérer qu'il le fera pour montrer que l'état impartial est cohérent avec lui-même;, avec l'état de droit tout simplement. Condamner ce n'est pas nécessairement tuer socialement quelqu'un : on peut même condamner et prononcer la non application de la peine. Mais la condamnation dans cette affaire est nécessaire : moralement pour les victimes, la famille du défunt; pour le coupable qui doit pouvoir aussi voir ses erreurs et construire un autre comportement professionnel. Socialement pour qu'enfin de tous quartiers, de toute condition, de toute origine, l'on puisse se sentir intégré dans une république qui se veut indivisible... Tous, au même titre. Politiquement, car enfin, en ce moment,la ligne gouvernementale c'est plutôt "Marine le veut, Sarko en rêve, Hollande le fait" que "moi Président..."! S'il reste un peu de conscience populaire chez ces gens-là, que l'appel soit prompt!

vendredi 1 janvier 2016

légion d'horreur

Au réveillon, les honneurs sont légion. La fournée des promotions de la légion d'honneur est une blague pas marrante du Président. Charb avec la légion d'honneur... Le pauvre ! Je ne crois pas me tromper en pensant qu'il l'aurait refusé avec horreur si on la lui avait proposé de son vivant; mais alors mort, sans qu'il n'ait le choix, c'est vraiment pas gentil. En relisant son dernier bouquin, j'imagine qu'il aurait pu écrire une sacrée chronique...

jeudi 31 décembre 2015

Indigne.

Il y a quelques années Stéphane Hessel nous sommait dans un petit texte de nous indigner. Cet ouvrage ayant reçu un succès de prime abord inespéré, c'est avec confiance qu'on voyait l'avenir de la gauche française... Aujourd'hui un gouvernement de gauche républicaine propose une indigne révision constitutionnelle que même le FN n'osait demander qu'en catimini et en off...! *Un article de Pierre Joxe résume bien mieux que je ne pourrais le faire les enjeux juridiques fondamentaux de cette révision. J'y renvoie ICI en affirmant également que j'y souscris, cela va de soi. Pauvre binôme Hollande - Valls , obligé de courir après l'extrême droite pour exister politiquement après des années d'incapacité à agir et en tous cas, d'absence concrète de résultat en aucun domaine... Pauvre PS, obligé d'avaler couleuvres sur boa constrictor, pour justifier le soutien parlementaire à cet exécutif moribond. Pauvre Taubira, devenue simple pantin aux allures de conscience morale et qui n'a pas la force, ou l'envie, de mettre à jour ses convictions et ses engagements en démissionnant.... Aujourd'hui, je plains surtout les militants sincères et les élus de base, qui voient leur engagement atteint au plus profond. Pauvre manque de lucidité! A l'heure du lendemain des régionales, qui voyaient le PS, dans certaines régions, se donner des airs de chevalier blanc de la politique, sacrifiant ses élus et ses intérêts à la défense du Front Républicain, limitant ainsi l'effet de la victoire écrasante de la droite, le pouvoir prend la décision d'annuler les bien faits de sa défaite. Décision surprenante au lendemain d'un succès d'estime avec la COP 21, qui révèle les ressorts principalement tactiques de l'action politique Hollandaise, la Valls hésitation permanente de l'exécutif. Un coup à gauche, un coup à droite et un coup à l'extrême droite. L'état d'urgence dont on savait qu'il était une décision dangereuse, mais qui pouvait se justifier pour un temps court (donc déjà dépassé)et avec des buts précis (déjà outrepassés, et dans les grandes largeurs!) est en train de faire tourner la tête et perdre la raison aux responsables de cet exécutif. L'indignité nationale que certains préfèrent, c'est cette gauche là qui la mérite, à force de se renier pour exister... En pensant et disant cela je sais que je m'attire les critiques de Valls, qui dit que certains à gauche s'égarent au nom de grandes valeurs. Et bien d'autres, pendant ce temps, se perdent au nom de petits profits et c'est pire! Lorsque Le Pen ou n'importe quel autre facho aura le pouvoir, elle aura tout loisir d'étendre cette déchéance à n'importe quel quidam binational e,n proie à la justice. Les juges aux ordres n'auront qu'à qualifier de terroriste tel ou tel acte... Quand on voit que Coupat est qualifié de terroriste on a de quoi s'inquiéter! Le tout sécuritaire est une erreur fondamentale que beaucoup connaissent et anticipent. En Italie, pas moins exposée que la France aux problèmes migratoires et de sécurité, pour un euro dépensé en matière de sécurité anti-terroriste, un autre est dépensé pour la culture. Je souhaite qu' au -delà de la polémique politique dont on se fiche éperdument, ce soit bien un sursaut moral qui surgisse de cette décadence et de ce marasme : 1/ échec de la réforme par l'opposition du principal parti de la majorité. 2/ Démission du gouvernement ou du Président 3/ Scission du PS. 4/ Formation d'une gauche unie autour des valeurs qui sont encore existantes, quoiqu'on en dise et quoiqu'en fasse l'exécutif! Meilleurs vœux.

mardi 15 décembre 2015

à droite toute!

Donc, la France a voté super à droite. Mais alors vraiment très très à droite. D'ailleurs, c'est bien simple, la gauche a disparu. Mélenchon est foutu, les écolos en sont à proposer à Hollande une alliance modérée... C'est toute la société qui est droitisée : La justice n'aura pas attendu longtemps pour se mettre au diapason. Deux décisions de justice simultanées montrent que la France peut se lâcher : Le Pen peut impunément comparer les prières de rue à "l'occupation". C'est pas grave... On peut marmonner pour soi-même mais assez fort pour qu'on l'entende néanmoins, comme le maire de Cholet l'a fait, "qu'Hitler n'a pas assez tué de gitans". C'est pas grave... Par contre Bartolone est sommé de démissionner. Parce qu'il a insulté Pécresse.... dixit Woerth, lui qui devrait avoir honte d'être encore dans la vie politique après l'affaire Bettencourt et après l'affaire de l'hippodrome de Chantilly. Pauvre nul.... Pour revenir à la justice on doit s'inquiéter des attendus de telles décisions... L'état mental des élites est vraiment délabré. Et que penser des propos de Julien Dray qui pense que le PS doit changer de nom? Comme si c'était le problème... Le problème c'est les politicards à la Dray, Thévenoud, Cambadelis, NKM, Pécresse, Copé etc. Les apparatchiks professionnels qui ne vivent que de leurs mandats successifs , d'emplois plus ou moins fictifs, de rapports commandés par telle ou telle institution, au sein d'un monde irréel où collectionner des montres de prix est apparenté à un acte de goût révolutionnaire et tant pis si j'ai la phobie administrative! Ces gens qui depuis trente ans (Dray, trente ans qu'on te subit!!! Putain, trente ans bordel!) nous disent que "vraiment, il faut écouter les Français qui nous ont envoyé un message" et qui le lendemain cherchent par quelle combine ils vont bien pouvoir rester en poste ou comment se recycler... "Ambassadeur?" "oui d'accord mais pas à Niamey SVP!" "Madrid? Ou alors la villa Médicis pourquoi pas, non?" Faut tout renverser. Le FN d'abord et tout le reste ensuite!

lundi 14 décembre 2015

Quel horrib'zon?

Il paraît que le PS ne fait pas de triomphalisme... (Le Monde, hier) ah bon? Ben pourquoi? Triomphalisme.. Il manquerait plus que ça! Si la déroute est moins pire qu'elle n'aurait pu être, il n'empêche que l'horizon est bien noir. Le Pen est la première force politique quoiqu'on dise, la mieux placée pour 2017. Le front de gauche est mort et presqu'enterré. Le PS est agonisant, quant à lui. Cambadelis peut appeler à une inflexion de la politique gouvernementale, ça ne changera rien. Car pour infléchir il faut avoir des idées, des propositions et des possibilités. Rien de tout cela au PS : un programme : garder des élus... La seule possibilité de sauver quelque chose c'est un rassemblement de type front populaire autour d'une personnalité incontestée et incontestable. J'en vois pas! En fait faut bien se dire que si la gauche ne se redéfinit pas elle ne sera pas au second tour de l'élection présidentielle. Sauf à parier sur le retour du centre (du genre "Bayrou revient et il est pas content", mais enfin... La situation est donc horriblement noire et la droite irresponsable additionnée à la gauche moribonde ça donne pas grand chose de positif. On en est à espérer Juppé, c'est dire l'état de désespérance dans lequel on est plongé. Il faut en appeler à un sursaut des organisations qui constituent la famille politique de la gauche. Que le PS se scinde enfin en deux (ou plus si ça lui chante), que les frondeurs se barrent, que les partis inutiles s'effacent pour laisser place à une organisation nouvelle, cohérente et capable de présenter aux électeurs une plate forme programmatique claire, précise et un discours vide des jalousies du pouvoir. Soit tout ce quelle n'a pas su faire depuis 2007! C'est bien sûr illusoire et le pire nous attend.

mardi 8 décembre 2015

menace

Si ça continue je me remets aux vidéos...

Point de vue sur la situation

Voilà ce que m'écrit un très cher ami. Il a mille fois raison selon moi. Je publie son texte, avec son accord et y souscris pleinement. Puissions nous être plusieurs à penser cela! "Mon très cher Hubert. Bien sûr, mais… Par où commencer ? L’irresponsabilité, l’inconséquence et, au final, l’impéritie des politiques, impuissants à réinventer le monde ? la désespérance des Français précisément face à ce monde qui change, à la montée du chômage et à de l’immigration en particulier, qui accompagnent cette mutation ? L’ascension du FN est le symptôme d’une profonde crise d’identité, d’un déboussolement tel que près d’un tiers des électeurs s’en remettent à des vendeurs de slogans, très souvent contradictoires et qui ne proposent en aucun cas un programme politique cohérent. Les traiter de fachos racistes suffit-il pour autant à faire avancer le schmilblick ? Pas sûr. Pas tous. Il faut peut-être d’abord partager un constat, certes sombre : la réalité, c’est que la situation d’aujourd’hui n’est plus la même qu’il y a dix, vingt ou trente ans, que le libéralisme économique accentue des inégalités qui se creusent chaque jour un peu plus, que le chômage de longue durée ne cesse d’augmenter, ce qui devrait au passage obliger François Hollande à en tirer les conséquences en ne se représentant pas aux prochaines présidentielles, que la précarité s’accroît, que les banlieues sont livrées à leur triste sort, que la politique d’intégration est en panne et que le communautarisme gagne du terrain. Nombre d’exclus et de ceux qui, à tort ou à raison, se sentent menacés de l’être, en tirent les conséquences à leur manière, exaspérée voire désespérée : à situation extrême, solution extrême. Pourquoi les électeurs du Front national iraient-ils voter pour la droite puisque la droite classique calque son discours, et pourquoi iraient-ils voter pour la gauche puisque la « gauche gouvernementale » de MM. Valls et Macron n’a de gauche que le nom ? Et pourquoi les électeurs de gauche iraient-ils accorder leur suffrage à un attiseur de divisions tel que Christian Estrosi ? Personnellement, dimanche prochain à Marseille, je glisserai un bulletin blanc dans l’urne. Le PS n’avait qu’à faire en sorte d’être présent au second tour. Défendre ses idées, quitte à mourir avec plutôt que de s’effacer en « faisant don de sa personne à la France » et en mettant en scène son sacrifice avec une dignité aussi solennelle que suspecte. Le bipartisme à la française est moribond. Et ceux qui ont su tirer les marrons du feu sont les pires. Un peu partout en Europe, l’extrême droite pèse de plus en plus lourd. Mais dans certains pays également, une alternative à gauche se fait jour car « un autre monde est possible ». La France aussi fourmille d’initiatives citoyennes en marge du système politique actuel. De plus en plus nombreuses et où il faut que nous nous inscrivions. « Education, culture, tolérance », dis-tu. Oui, pour tous ! Que les petits blancs ne mettent plus leurs enfants à l’école privée dès la maternelle, que l’on s’interroge sur la mise en place d’un méta-récit de l’Histoire qui prenne en compte aussi bien l’histoire de l’Europe que celle de « l’Orient compliqué », que les parents d’enfants français d’origine étrangère, dans le respect des traditions propres à chacune et chacun, s’approprient, inculquent et promeuvent à la maison les valeurs de la République. It’as a long way to Tipperary." J'ajouterai juste que ça fait longtemps, lui et moi, qu'on pense ceci, et que c'est la raison pour laquelle ayant trop bu, bien sûr, nous mîmes un jour sur pied, il y a 15 ans, la mouette rouge.