mouette

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lamouetterouge@gmail.com

lundi 24 septembre 2018

Eric..

Eric est un prénom Scandinave qui ne se répand en France qu'à partir des années Trente (1930) . C'est à dire des années faf'. Deux conclusions s'imposent : 1/c'est un prénom venu de l'étranger (pôv' Zemmour de mes burnes); 2/ Il se répand à la suite des mythes wagnériens et scandinaves en même temps que Hitler impose son idéologie de merde à l'Allemagne. Hey Hapsatou, sois fière!

samedi 22 septembre 2018

Murat, nouvel opus.

Le nouveau Murat n'est pas sorti mais on en connaît les contours. Attention, avis de chef d'oeuvre? Trois extraits sont disponibles. Hold up le premier est une parfaite réussite à tendance électro pop mitonnée aux petits oignons. Si Ciné vox m'a laissé de marbre, le troisième extrait Je me souviens est une pépite lumineuse, une perle, un joyau, témoin du talent scandaleusement ignoré de la masse de Jean Louis Murat. Chaque mot pesé, l'imparable musique des mots, la parfaite diction, le rythme du phrasé, la voix chaude et étonnamment agile, tout concourt à faire de ce morceau un manifeste au talent. Ne serait ce que pour ce titre sublime, l'achat en double de l'album est obligatoire et sa mélancolie subtile devra faire l'objet d'un traitement particulier par la Sécurité Sociale. Par ces titres, JLM nous rappelle qu'il est non seulement l'auteur français le plus prolifique de son temps, mais surtout le plus audacieux. Audace du classicisme et du modernisme mêlés. Attention, Murat ne bouffe pas à tous les rateliers : il explore les champs de ses sensations et décide de créer, de remettre toujours l'art en chantier. Je me souviens est d'une écriture si fluide, d'une mélodie si évidente, qu'il faudrait que les critiques fainéants délaissent un peu leurs rengaines convenues : "barde auvergnat", "paysan chanteur ermite de la Bourboule", "rock folk boisé à la Neil Young" et j'en passe... Qu'on le dise enfin : il y a plus de poésie chez Murat que chez bien des écrivaillons de la rentrée littéraire! "De la musique avant toute chose" disait Verlaine... Je me souviens est de ces textes dont la musicalité est patente, et dont le sens importe peu, l'intimité du sujet n'ayant non plus aucune importance, même si malgré l'étrange thématique de Murat en Italie choisie, bien des vers sont des authentiques rengaines muratiennes intérieures : "en demi conscience j'allais au fond des ténèbres, sous ta robe blanche la nuit est surnaturelle...". Voilà un rappel simple de ce qu'est JLM : un écrivain de chansons. Sur JLM lire aussi... Travaux... En quête Homme seul

mercredi 19 septembre 2018

No comment

2600 suppressions de postes dans le secondaire... Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ont justifié les suppressions de postes dans le secondaire par le besoin de s'adapter à la "démographie scolaire". Mais selon une récente étude de la Depp, l'agence de statistiques du ministère, les effectifs du second degré vont augmenter à chaque rentrée scolaire jusqu'en 2022. Entre 2019 et 2021, l'augmentation des effectifs sera la plus marquée "avec environ 40.000 élèves supplémentaires attendus chaque rentrée".. No comment... Ah si : Soit l'agence de stats du ministère est nulle et il faut virer les statisticiens du ministère, soit le ministère ment et il faut le virer.

samedi 1 septembre 2018

Cohn Bendit, con bandit?

Si Cohn Bendit accepte de devenir ministre de Macron, il sera donc solidaire et complice des matraquages d'étudiants, des gardes à vues arbitraires, de la politique anti migrants systématique, de l'accélération de la dérégulation sociale, de l'anti écologisme primaire de ce président glyphosate. Ce sera l'ultime pied de nez à sa propre histoire. Ça le concerne, nous on s'en fout, mais quand même.

mercredi 29 août 2018

Flor del fango 2018.

Il n'est pas trop tard pour faire écho au retour de la flor! Flor del fango groupe de la scène alternative de la fin des 1990's est revenue en pleine forme en 2018. Annoncée par Daniel lui-même au creux de nos oreilles lors d'un concert des Patron$ à Montreuil, nous avions bondi de joie. (Nous, car on était deux dans la confidence ce soir-là. Mais d'autres bien mieux informés devaient le savoir...) Pourquoi? D'abord parce que le disque était devenu introuvable Et puis tout de même, des bouts de Mano Negra, de Chihuahua, Parabellum, Frères Misère et autres, on fait pire comme casting... cela s'écoute non? Le concert parisien de l'Alhambra avec Majid de la Radio Bemba et de La Ventura (les groupes de Manu Chao pour ceux qui sauraient pas , pff...) fut une révélation, non pas de la qualité, mais de l'éternelle joie de jouer de ces désormais vieux briscards... Qu'en était-il de l'album Hekatombeando, enregistré entre 2002 et 2004 et sorti seulement pour le retour cette année? Un album absolument magnifique et qui ne sonne pas daté! Si la parenté avec la Mano apparaît ça et là (sur Hekatombeando et le final d'Indio Hermano notamment) une vraie identité se dégage pour le reste. On se souvient alors et on remesure l'importance de Daniel dans le son de Mano Negra : ce disque est un maelstrom de guitares en tous genres. Daniel s'éclate à l'électrique, à l'acoustique et les rythmiques étant implacables, c'est un bonheur musical. Le format chanson est bien plus net que dans la Mano et cela rappelle davantage alors les Chihuahua sur ce point. Avec des tubes potentiels nombreux qui feraient un tabac si les fainéants de la bande FM se donnaient la peine d'écouter! "Mujer", "Je laisse venir", "Caballero de nada" (mon titre préféré) "Dans tes Bras" et "La Punta del Iceberg" sont des réussites totales. Au chant, Maru Castillo se donne sans compter avec une sincérité qui emporte le morceau, haut la main. Le groupe sonne compact (bravo le mix) et le concert sur ce point est révélateur : les 15 ans de pause n'ont en rien altéré la complémentarité des lascards et de la fleur. Un grand disque qui devrait tourner en boucle partout. Pour l'heure c'est la flor qui tourne. Des dates jusqu'en janvier. Yeah!

mercredi 7 mars 2018

Clamart sur France Culture.

Clamart est à l'honneur dans La Série Documentaire de France Culture sur le Grand Paris. Deux habitants et le maire sont interviewés. à écouter ici...à partir de la trentième minute.

lundi 26 février 2018

Héritage absurde

Puisque personne (vraiment personne) ne demande mon avis sur l'affaire du testament de Johnny, il m'a semblé de mon devoir de le donner sans plus tarder. Je revendique tout l'héritage moral de l'idole des jeunes, "le taulier" et moi ayant eu une affaire d'amitié il y a un certain temps... En effet j'ai chanté toute la musique que j'aimeuh au mariage de mon meilleur ami, en suivant les conseils de Sa Majesté...Par contre, je renonce aux dettes que je laisse à sa femme légitime, coresponsable de cette (mauvaise) fortune. Je ferai prochainement un communiqué (que Jean Reno démentira) et je demande à M. Dutronc de rester décent: ne pas déshériter ses enfants c'est facile à dire quand on a eu qu'une seule femme officielle et qu'un seul gamin! N'est pas Johnny qui veut! Bon ça y est, on peut passer à autre chose????

mercredi 6 décembre 2017

dure semaine...

Dure semaine pour la droite... D'Ormesson, Johnny passent l'arme à gauche; et bientôt Wauquiez à la tête de LR... L'attaché(e) de presse est sous Lexomil préventif?

samedi 2 décembre 2017

Neil Young.

Neil Young est un génie et ce n'est pas moi qui vous l'apprend. Mais notons l'initiative magnifique qu'il a finalement concrétisé ce jour: l'ouverture au public de la totalité de ses archives sonores. Tout ce qui est disponible rendu public de son vivant par un auteur! C'est un geste de partage absolument magnifique, puisqu'il est désormais possible d'écouter tout Neil Young, tout!, y-compris les trucs les plus rares et inédits (période Squires, Live et autres enregistrements) et également d'acheter tout ce "matériel"... Notons que la maniaquerie quasi maladive de l'auteur est indispensable à ce type d'entreprise et se met donc au service de l'auditeur et de l'écriture de sa propre histoire; Cela continue l'autobiographie géniale de ce type. Il faut admettre une dose de mégalomanie assumée ou, plutôt, une lucidité et une conscience de sa propre importance dans l'histoire de la musique pop pour faire ceci! C'est ici et c'est un élément de plus à la légende. Sur Neil Young lire aussi ceci.

mercredi 29 novembre 2017

En quête.

A l'heure de l'énième écoute de Travaux..., me viennent ces quelques lignes inspirées des souvenirs d'un concert de la tournée "Babel". Au sortir de ce concert parisien de novembre, au New Morning, la question semblait évidente : qu’est-ce qui pousse Murat ? La réponse aussi : ça ! Ce que nous venions de vivre, voir, entendre, sentir : un beau concert unique. Ce soir-là, dans cette salle dont le mythe n’est plus à redire – mais le choix d’une telle salle n’est pas innocent – ce soir-là donc, hormis quelques méchancetés finalement convenues, sur les statues de commandeurs (Souchon-Voulzy pris comme un seul être, Aznavour, Faithfull, Jagger ou Trenet) Jean Louis Murat, avait donné ce qui le tient : une musique forte, une présence vraie, voire incandescente. La voix poussée dans ses retranchements, le groupe, d’abord derrière, poussé devant, puis en fusion avec le chanteur, les improvisations : un concert pour amateur de sensations. Me revenait alors l’incroyable performance de l’année d’avant en duo guitare-batterie : c’est une évidence : pour JLM le concert est un instant à vivre et non une machine à cash, une routine de baloche. Mais alors pourquoi cette posture à s’en plaindre et à souhaiter la fin du parcours dans ce « métier de merde » ? Qu’est-ce qui pousse Murat ? Nous souhaitions comprendre et pour cela replonger dans les chansons. Ne pas s’arrêter aux interviews « peep-show » comme il les avait nommées lors du set, mais revenir à l’œuvre car ce n’est pas trop dire que de parler à l’égard de la somme muratienne, d’une œuvre. Oublier le rigolo de mauvaise humeur, le solitaire auvergnat qui monte à Paris pour y faire un show attendu sur des plateaux TV où les animateurs ne manqueront pas de susciter le scandale de tel ou tel propos, de telle ou telle humeur. Car ainsi marche la machine ; Non, ce qui nous tient c’est la question : qu’est-ce qui pousse Murat vers cette exigence scénique, vers cette prolifique discographie, vers ces chansons-fleuves où l’on se noie, ces forêts de sons où l’on se perd, parfois, avec délices, ou plus perversement avec effroi... ? Il nous fallait dans ces chansons, dans cette jungle de mots, trouver qui était le troubadour, de quel bois il était fait... Troubadour : C’est le titre d’un album de feu JJ Cale, avec qui Murat possède plus d’une ressemblance. Même solitude affichée, même mépris pour le jeu du spectacle, même amour de la guitare. Mais l’image n’épuise pas le bonhomme… Le nouvel album Travaux sur la N89 est l’occasion de revenir sur cette quête tant, à l’évidence, il est lui-même au cœur d’un questionnement sur l’art d’écrire (« de la chose infernale comment faire une chanson ? »). Si "Travaux..." nous perd souvent et nous déroute c'est que, comme pour un Neil Young, par exemple, le chemin de Murat n'est pas rectiligne. Et sa sinuosité est passionnante... A suivre…

Murat, attention aux travaux!

Donc, le nouveau Murat, attendu comme un événement parce que tout de même les derniers étaient de grandes réussites. (On met au défi quiconque d’aligner en si peu de temps des albums de la qualité de la série : Le cours ordinaire des choses – Grand lièvre – Toboggan – Babel – Morituri… ) L’ambiance un peu délétère dans laquelle était plongée l’annonce de l’absence de tournée après Morituri amplifie le désir des retrouvailles. Le teaser et les premiers bruits sont excitants : On ne sera pas en terrain connu et Murat est en chantier ! C’est fait, objet acheté… Qu’en est-il des travaux ? OVNI de prime abord. Rien d’entendu nulle part… Et pourtant rapidement apparaît l’évidence… On est bien en terre muratienne. Quelques lignes mélodiques imparables disséminées tout au long de l’album entretiennent l’attention et l’espoir d’une chanson au format traditionnel, qui ne viendra pas… : l’intro de « Dis-le le », celle de « Garçon », « Alamo » sont somptueuses et annoncent des tubes potentiels…. Avec « Le chat », « Quel est le problème Moïse ? », « Travaux sur la N 89 » des sons de tous genres nous rappellent que Murat s’est plus souvent que beaucoup d’autres fréquemment remis en question par la recherche de nouveaux territoires. Et que la chanson peut mêler les formes : en l’occurrence pop, blues électro, chansonnette… « Cordes » est un exemple de voyage à l’intérieur des chansons de leurs multiples ambiances. Idem pour « Dis-le le » absolument envoûtante. Il y a donc de superbes moments en effet, d’agaçantes et frustrantes ruptures qui conduisent à revenir à ces passages. Métaphore du zapping perpétuel de nos sociétés ? Finalement c’est une forme de boucle qui se construit : et si écouter l’album en mode repeat était la solution ? Dans les paroles certains mots nous rappellent bien l’univers habituel de JLM : « Coltrane », « Travaux sur la N89 » ( et son superbe piano d’intro, si brève l’intro…) ou encore « La vie me va ». Qui connaît Murat en concert ne sera pas surpris de voir le chamboulement car enfin, il a toujours cassé les codes et envoyé valser la bienséance de concerts formatés se ressemblant au risque de l’effroi du spectateur-auditeur venu entendre les tubes radios : Muragostang en est le meilleur exemple, mais pas l’unique. La tournée en duo guitare batterie, superbe réussite, témoigne, elle aussi, d’une capacité hors norme à tout bouleverser. Paradoxalement, cet album si peu évident à écouter nous invite à la réécoute et agit par strate. Des lignes de basses, des nappes, des moments aériens, d’autres bien plus terriens, nous ramènent à l’évidence du talent mélodique de l’auteur. Et nous invite à dire « Encore ! » PS : Nouvelle écoute : A l’évidence il y a de vraies chansons majeures : « Dis-le le » (je sais, j’insiste), « Coltrane », « Garçon », "Chanson de Sade" s’inscrivent dans la lignée des grandes chansons de JLM sans aucun problème ! Si cela vous intéresse j'avais déjà écrit ceci sur JLM : https://lamouetterouge.blogspot.fr/2011/09/homme-seul-perdu-de-vue.html et aussi ceci : https://lamouetterouge.blogspot.fr/2017/11/en-quete.html

samedi 30 septembre 2017

APPEL : Clamart s’honorerait de célébrer la mémoire de Paulette Nardal et de son « salon littéraire »au 7 rue Hébert

Octobre 1920, Paulette Nardal, une institutrice martiniquaise de 24 ans petite fille d’un esclave affranchi débarque à Paris de la Martinique pour faire des études d’anglais. Elle est la première femme noire inscrite à la Sorbonne. Pour des questions financières et de proximité, elle s’installe ensuite, près de la gare de Clamart au 7 rue Hébert. Elle s’investit facilement dans la vie intellectuelle et culturelle mais aussi dans la déferlante de la musique des noirs américains. Rapidement, le dimanche après-midi elle réunit chez elle, d’autres étudiants antillais autour d‘un piano d’une chorale improvisée de blues et spirituals, et de discussions sur l’actualité, les problèmes coloniaux, le sort des gens de couleurs. Puis vers 1928, avec son insertion dans le métier de journaliste bilingue, le groupe va être rejoint par des intellectuels noirs anglophones et de toute la francophonie, présents alors à Paris. En 1931, elle fonde « La Revue du Monde Noir » où écrivent la plupart des participants du salon. C’est la première revue noire qui défend la spécificité de l’apport des cultures noires à l’Humanité, différentes mais égales. Elle apporte ainsi un cinglant démenti à l’idéologie qui justifiait la colonisation ou l’esclavage par l’arriération du « nègre ». Revue éphémère de 6 N°, elle donne cependant l’impulsion aux suivantes, celles de Senghor et de Césaire. P. Nardal est considérée aujourd’hui comme une initiatrice du mouvement de la négritude A Clamart, son passage et l’existence de son salon semblent être passés inaperçus. Le grand public Clamartois n’a découvert le nom et le visage de Paulette Nardal que lors de l’exposition « Clamart en personne » en septembre 2016. En Martinique, où elle est revenue vivre définitivement en 40, son action se tourna vers l’amélioration de la condition des martiniquaises. Elle crée, en 1945, le Rassemblement Féminin, pour inciter les femmes à prendre leur avenir en main, à se servir du droit de vote. Plus tard, elle lance une nouvelle revue « La femme dans la cité ». Elle se bat pour la construction de crèches en Martinique, cherche des moyens d’aider financièrement les filles-mères. Dans le même temps elle continue la défense de la culture populaire noire. Elle fonde une chorale « la joie de chanter », toujours active A ce jour, dans les Antilles comme en Métropole, la volonté d’un groupe de Clamartois d’honorer sa mémoire commence à se répandre. Un hebdomadaire martiniquais, Le Progressiste a publié un texte qui avait circulé, en mai, dans notre ville1. La nièce de Paulette Nardal, la cantatrice Christiane Eda Pierre et d’autres personnalités seraient prêtes à soutenir publiquement une action clamartoise en faveur de la pause d’une plaque au 7rue Hébert en mémoire de Paulette Nardal et de son Salon2. C.O.

mercredi 17 mai 2017

Renouveau??????

Bon ben y a même pas eu de suspense. Pour tous ceux qui pensaient qu'on allait faire de la vieille confiture dans des vieux pots avec des vieilles recettes c'est gagné. Les pots les plus récents sont des fans de la vieille école. Bayrou..., des sarkosystes... Le Drian, Collomb....; Tous les ministères clés sont confiés à la droite et aux vieux pontes. L'écologie reléguée à la figure médiatique de Hulot... Misère! Le service public confié à la droite n'a qu'à bien se tenir. On le savait , on le disait , il l'a confirmé : Macron homme de droite nous prépare des belles manifs!

samedi 6 mai 2017

Haine qui aveugle

Je viens de lire le texte de Ruffin à Macron. Des hauts cris s'élèvent pour condamner ce texte ou au contraire l'encenser. Je me permets de trouver ce texte lamentable sur la forme et juste sur le fond, quoiqu'à une limite près, qui est celle-ci : la haine aveugle et est contreproductive. Mal écrit, le texte suinte le "trop vite écrit". Volontairement reproduit le schéma "vous êtes haï" ne fonctionne guère qu'à contre emploi en définitive, et apparaît comme l'expression déplacée d'un vaincu, plus que comme le cri d'une révolte. Le procédé , à mon avis, se retourne contre son auteur. Dommage. Sur le fond, beaucoup de choses avancées par Ruffin sont tout à fait justes et doivent être entendues. C'est ici que ma réticence prend corps. La haine aveugle. Elle aveugle ceux qui haïssent, prompts à tout rejeter et à se réfugier dans les bras plus doux des rêves simplificateurs (Le Pen par exemple); elle aveugle ceux qui la relaient, tout entièrement à la défense d'une cause juste, créant des ennemis là où il n'y a qu'adversaires, voire concurrents; par conséquent, créant des ennemis réels ou imaginaires, elle empêche tout dialogue et aveugle ceux qui en sont l'objet. Comment éclairer Macron en lui criant toute la haine dont il fait l'objet, de la sorte, en une sorte d'enfarinage verbal? La haine aveugle ceux qui en sont l'objet et interdit toute forme de prise en compte des problèmes, qui ne sont plus une réalité "objective" mais qui sont réduits à n'être que slogans et verbalisation outrancière... LA haine réduit donc la cause qu'elle prétend défendre à la forme de son expression... Comme la cause des syndicalistes d'Air France ne fut jamais entendue dans l'affaire des cadres en chemises... La haine annihile toute tentative de raisonnement. Macron est-il prêt à prendre en compte la misère exprimée? On ne le saura sans doute jamais car on ne lui aura même pas permis d'être élu pour nous le dire. Certains ont d'avance la réponse. Oui, la réponse est effectivement dans un programme dangereux. Sans nul doute. A-t-il saisi les inquiétudes et la détresse de certains? Ce genre de textes montre qu'on a répondu "non" par avance. Ruffin déploie la même analyse que Mélenchon aujourd'hui sur son blog, et elle est sans doute juste. Mais la haine comme programme de campagne, des Législatives, disons que cela est plus infantilisant que réellement constructif...Je crois que ce qui est dit par Ruffin, doit l'être en arguments et non en de tels slogans de haine. "Je vous hais" c'est le niveau zéro de la politique qui ne fonctionne pas mieux que le "aimez-vous" de Royal ou de Macron.... Il m'apparaît clairement que le discours argumenté n'est pas de mode aujourd'hui : "la mondialisation heureuse" vs "la France aux Français" : on voudrait réduire la politique à ce duel là... Or il y a de la mondialisation malheureuse, que certains se refusent à voir, aveuglés par leur indifférence et/ou leurs dividendes. Or il y a une mondialisation qui intègre et épanouit et que d'autres se refusent à prendre en compte car elle gêne leur confort, "le bruit et l'odeur" rappelle-toi... La simplification est aussi un mépris des citoyens. Il faut rendre à ceux-ci justice de leur capacité à comprendre le monde dans sa complexité. La révolution que porte le programme l'avenir en commun n'est pas une révolution haineuse : elle est écologique parce que c'est une urgence absolue! Elle est sociale parce que le système actuel est tout à la fois injuste, créateur d'inégalités fondamentales inadmissibles et inefficace à long terme (voir l'exemple agricole). Elle est politique parce qu'elle vise à changer les pratiques et modes de gouvernance. Ne la réduisons donc pas à un cri de haine.

lundi 1 mai 2017

Le vide

Mails, pubs, spams et textos sans réponses. Le grand vide de notre époque, de nos technologies. Se croire ensemble parce que connectés. Tourner en rond sur des réseaux dits sociaux, empilement de cercles fermés : à plusieurs mais fermés. Ultra moderne solitude (Souchon).