Je ne suis pas spécialiste de la Tunisie. Ces remarques se fondent sur quelques éléments de compréhension immédiate et n'ont d'autres valeurs qu'un avis personnel. Certains appellent au calme pour que la Tunisie retrouve rapidement sa place de petit paradis touristique pour Européens en mal de chaleur. Si l'économie touristique est effectivement vitale aujourd'hui pour le pays, il ne faut pas perdre de vue que c'est ce déséquilibre dans les choix de développement qui est à l'origine de la contestation.
Certes, les revendications politiques logiques et légitimes ont motivé les évènements de ces derniers jours mais ils sont nés d'une impasse du modèle de développement dont bien des agences de notations devraient vite tenir compte. Mais ces agence, et tous les agents économiques internationaux, n'en tiendront évidemment pas compte : leur but ? rétablir au plus vite les liaisons aériennes entre le vieux continent et les hôtels étoilés du littoral.
Quid des choix sur l'eau qui se sont fait au détriment de l'agriculture et de l'industrie de base?
Quid du sort d'un diplômé Tunisien sans avenir dans ce modèle?
Sans une alternative économique et sociale la Tunisie ne trouvera pas cet équilibre nécessaire au développement durable du pays.
Autrement dit le règlement du cas Ben Ali ne règlera pas seul le cas tunisien.
samedi 15 janvier 2011
vendredi 14 janvier 2011
Tunis, 14 janvier 2011, 18h 30
Ben Ali quitte le pays et l'armée prend le pouvoir. On a envie de se réjouir mais... Plus de 60 morts dans ces émeutes et une incertitude. Car enfin l'armée était le fidèle suppôt du pouvoir corrompu jusqu'alors. Donc? Démocratie or not démocratie?
à suivre
19h30 : le pouvoir est assuré par le premier ministre depuis 12ans.... L'armée ne le prendrait pas : bonne nouvelle! Mais scepticisme et appel à de nouvelles manifs.
Pendant ce temps les agences de notation économique abaissent la note du pays. "Business is business"...
Sarko aurait refusé l'accueil à Ben Ali. J'ai du rêver ou le prézizi a du boire. 1er acte censé du quinquennat.
Pensée pour nos potes Tunisien ou franco tunisien : Khaled, Semia et ses soeurs de Toulouse (C'est biééééé Toulouuuuuuuuuseeeuh).
La rue peut toujours dire NON!
à suivre
19h30 : le pouvoir est assuré par le premier ministre depuis 12ans.... L'armée ne le prendrait pas : bonne nouvelle! Mais scepticisme et appel à de nouvelles manifs.
Pendant ce temps les agences de notation économique abaissent la note du pays. "Business is business"...
Sarko aurait refusé l'accueil à Ben Ali. J'ai du rêver ou le prézizi a du boire. 1er acte censé du quinquennat.
Pensée pour nos potes Tunisien ou franco tunisien : Khaled, Semia et ses soeurs de Toulouse (C'est biééééé Toulouuuuuuuuuseeeuh).
La rue peut toujours dire NON!
jeudi 6 janvier 2011
contre la montre
Il reste 15 jours à PPDA pour écrire un livre original sur Hemingway. Chic, du sport!
S'il a besoin d'un nègre je suis qualifié : je ne connais rien sur Ernest qui n'ait déjà été écrit.
S'il a besoin d'un nègre je suis qualifié : je ne connais rien sur Ernest qui n'ait déjà été écrit.
mercredi 5 janvier 2011
Politiqueries
Ce midi , (vers 12h20 pour être précis) M. De Villepin (ex ministre) est rentré à la Closerie des Lilas. Je ne l'ai pas vu sortir... Le syndrome Renaud?
M. Morin s'est déclaré candidat à la présidentielles de dans 15 mois. Il a tout le temps de renoncer... A peine le temps de l'écrire que c'est déjà fait. Même pas drôle...
M. Valls n'a toujours pas pris ses RTT : expliquez lui le principe et qu'il est temps...
M. Morin s'est déclaré candidat à la présidentielles de dans 15 mois. Il a tout le temps de renoncer... A peine le temps de l'écrire que c'est déjà fait. Même pas drôle...
M. Valls n'a toujours pas pris ses RTT : expliquez lui le principe et qu'il est temps...
samedi 1 janvier 2011
L'objecteur, café.
Nom : L'objecteur.
Lieu : indéfini, il reste à créer.
Raison d'être : Donner à lire, à jouer, à voir et le tout en buvant tranquillou son content.
La mouette rouge café, café d'échanges, de discussions, pour refaire le monde à table ou au comptoir. Lieu de résistance et d'objections (de conscience).
Au fond se tient, droit, un piano. Aux murs, les livres sont en libre accès. Les vieux journaux 1900 tapissent les pans de murs libres. Au manettes et à la musique, le patron veut faire vivre une ambiance loin du monde extérieur qui nous saoule.
Condition de ma raison... de vivre.
Lieu : indéfini, il reste à créer.
Raison d'être : Donner à lire, à jouer, à voir et le tout en buvant tranquillou son content.
La mouette rouge café, café d'échanges, de discussions, pour refaire le monde à table ou au comptoir. Lieu de résistance et d'objections (de conscience).
Au fond se tient, droit, un piano. Aux murs, les livres sont en libre accès. Les vieux journaux 1900 tapissent les pans de murs libres. Au manettes et à la musique, le patron veut faire vivre une ambiance loin du monde extérieur qui nous saoule.
Condition de ma raison... de vivre.
mercredi 29 décembre 2010
-16000
Comme chaque année, -16000. -16000 postes à la prochaine rentrée. Joie. Prime rectorale. Rapport à PISA? Aucun?
Alors même que la hausse des effectifs d'élèves se poursuit, la dégringolade des postes à l'EN se poursuit. Depuis 2007, ce sont 66000 postes qui ont été supprimés.
Le recteur qui parviendra à appliquer ces suppressions se verra récompenser à hauteur maximale de 22000 euros soit le salaire annuel d'un poste qu'il aura réussi à faire disparaître. C'est pas beau ça? Si! Bravo magicien. Il ne faut évidemment pas faire de lien avec l'objectif annoncé des zéros redoublants. C'est pure pédagogie. ben tiens. Et moi j'suis Mick Jagger.
Et il faudrait qu'on soit de de bonne humeur pour la rentrée et qu'on prenne des pincettes avec des réformes de fond et du temps pour les survivants du système? Ben c'est plus fort que moi, j'peux pas! J'déprime et c'est les élèves qui vont morfler. Tiens, recteur, prend mon salaire, j'me casse. Non sans laisser quelques traces sur le pavé. La mouette rouge de colère.
Alors même que la hausse des effectifs d'élèves se poursuit, la dégringolade des postes à l'EN se poursuit. Depuis 2007, ce sont 66000 postes qui ont été supprimés.
Le recteur qui parviendra à appliquer ces suppressions se verra récompenser à hauteur maximale de 22000 euros soit le salaire annuel d'un poste qu'il aura réussi à faire disparaître. C'est pas beau ça? Si! Bravo magicien. Il ne faut évidemment pas faire de lien avec l'objectif annoncé des zéros redoublants. C'est pure pédagogie. ben tiens. Et moi j'suis Mick Jagger.
Et il faudrait qu'on soit de de bonne humeur pour la rentrée et qu'on prenne des pincettes avec des réformes de fond et du temps pour les survivants du système? Ben c'est plus fort que moi, j'peux pas! J'déprime et c'est les élèves qui vont morfler. Tiens, recteur, prend mon salaire, j'me casse. Non sans laisser quelques traces sur le pavé. La mouette rouge de colère.
mercredi 22 décembre 2010
y aura-t-il de la neige à Noël?
La neige met la pagaille. Bon je n'ai pas été une "victime", un "naufragé" ni même un "otage" de la neige et je me permets de dire que ce bordel fut très réjouissant. Certes , certes, je le concède, d'aucuns ont passé un mauvais moment. Bon. Y a-t-il de quoi fouetter un chat dans ce monde où 1 milliard de gamins crèvent la faim?
Pourtant la Commission Européenne juge le bazar "inacceptable" : c'est scandaleux de ne pas faire décoller les avions quand il neige. Elle "exige" que les avions fonctionnent même si on ne peut pas les faire atterrir ou décoller. Il faut que les avions décollent, qu'on se le dise. la Commission européenne dans sa grande sagesse veut un "service minimum" en cas de neige. On croit rêver; ou plutôt on cauchemarde devant tant de bêtise chez ces grands qui nous gouvernent. Le manque à gagner économique a du vraiment avoir des répercussions sur certaines rétro-commissions pour que l'Europe s'empare d'un tel sujet avec tant de véhémence! Il faut qu'il sachent là-haut, qu'on n'en peut plus de cette agitation verbale qui remplace l'action. Peut-on, décemment, quotidiennement s'attaquer aux services publics et réclamer avec des moulinets de bras et des menaces dans la voix que les avions décollent? Que dirait la Commission si, dans les régions françaises du Nord -Ouest, on entretenait des chasse-neige qui ne serviraient à rien 9 années sur 10? Gâchis, gabegie, etc...
Donc, laissons la neige fondre et les avions décoller tranquillou à leur rythme.
"Oui, mais il faut informer les passagers", nous dit-on. Putain ! -(pardon)- mais que les passagers arrêtent d'être aussi crétins que la Commission. Quand il neige on prend pas l'avion! Parce que si on fait décoller les avions dans la tempête on va droit à la cata. Certains verront le ciel de plus près s'ils veulent bien y croire! Problème de riches!
Au fait il va neiger ce soir. Cool. Content. Programme : rester sous la couette (avec un whisky).
Pourtant la Commission Européenne juge le bazar "inacceptable" : c'est scandaleux de ne pas faire décoller les avions quand il neige. Elle "exige" que les avions fonctionnent même si on ne peut pas les faire atterrir ou décoller. Il faut que les avions décollent, qu'on se le dise. la Commission européenne dans sa grande sagesse veut un "service minimum" en cas de neige. On croit rêver; ou plutôt on cauchemarde devant tant de bêtise chez ces grands qui nous gouvernent. Le manque à gagner économique a du vraiment avoir des répercussions sur certaines rétro-commissions pour que l'Europe s'empare d'un tel sujet avec tant de véhémence! Il faut qu'il sachent là-haut, qu'on n'en peut plus de cette agitation verbale qui remplace l'action. Peut-on, décemment, quotidiennement s'attaquer aux services publics et réclamer avec des moulinets de bras et des menaces dans la voix que les avions décollent? Que dirait la Commission si, dans les régions françaises du Nord -Ouest, on entretenait des chasse-neige qui ne serviraient à rien 9 années sur 10? Gâchis, gabegie, etc...
Donc, laissons la neige fondre et les avions décoller tranquillou à leur rythme.
"Oui, mais il faut informer les passagers", nous dit-on. Putain ! -(pardon)- mais que les passagers arrêtent d'être aussi crétins que la Commission. Quand il neige on prend pas l'avion! Parce que si on fait décoller les avions dans la tempête on va droit à la cata. Certains verront le ciel de plus près s'ils veulent bien y croire! Problème de riches!
Au fait il va neiger ce soir. Cool. Content. Programme : rester sous la couette (avec un whisky).
mercredi 8 décembre 2010
PIS ALLER...
L'enquête PISA de l'OCDE est parue : La France resterait moyenne par rapport aux pays comparables participants à cette étude des systèmes scolaires sur la base de travaux réalisés (questionnaires crayons - papier) auprès d'élèves de 15 ans. J'emploie le conditionnel et non le présent de l'indicatif comme toute la presse nationale qui prend ce genre d'enquête pour vérité. Pourquoi ce scepticisme? Non pour occulter les difficultés rencontrées par le système bien au contraire mais pour rappeler l'essentiel.
Premier point : ce type d'enquête peut-elle valider ou invalider un système scolaire? oui et non. Le système est une chose. L'enquête et ses résultats une autre. On me répondra que la finallité de l'éducation est le niveau des élèves quel que soit le système. Permettez moi de répondre que l'échec scolaire n'est que le reflet de multiples autres échecs et que la société est toute heureuse de se défausser sur l'école de ses propres tares!
Les promoteurs de PISA ont des idées tout à fait arrêtées sur ce qu'ils attendent et croient bon en matière de système scolaire. C'est leur droit et ils sont en parfaite conformité avec l'idéologie dominante. Celle qui pense que la Réforme est un mot sacré à sens unique. Rappelons que l'OCDE est une organisation de développement économique. Qui pense et publie en terme d'efficacité économique. D'abord. Que l'efficacité y est présentée comme le marqueur permanent de tout. Il faut être EFFICACE. Qu'est-ce que l'efficacité? Un ratio coût - résultat? Une notion mesurable, quantifiable incontestable ou un chiffre qui sera variable en prenant tel ou tel paramètre en compte?
Il existe des paramètres qui ne seront jamais pris en compte tant ils fâchent : au hasard l'attente sociale de l'école? Et si la réussite coréenne provenait non pas d'un système, d'une organisation scolaire mais d'un consensus social autour de l'école? Et à quoi attribuer la réussite scolaire de Shanghaï? Au fait, comme l'assurent les promoteurs de PISA (sans arrière pensées bien sûr) que les enseignants les meilleurs sont nommés là où ç'est le plus difficile, là ou ça craint, ou au fait que nous sommes là dans un système politique et social de contrainte forte?
Les véritables agressions verbales dont nous sommes victimes en conseil de classe, la pensée unique du tout numérique qui est en train d'effacer les relations de face à face parmi les acteurs de l'éducation, toute une somme de faits qui ne sont pas de détails, montrent que l'école est malade mais que la société l'est : elle ne veut plus d'école.
Travailler chez soi? Aberration!
Apprendre? Hérésie!
Réfléchir? Absurde!
Porter du matériel dans un sac? Contrainte d'esclave!
Vivre en société? Négation de l'individu!
Accepter des règles telles qu'éteindre son portable? Totalitarisme!
Mais encore : penser qu'il y a d'autres valeurs que le fric, la réussite sociale individuelle "matuvu", la propriété, les 4x4, le technologisme, le soi, le sursoi et que "l'enfer c'est les autres" etc? C'est aussi cela qui est porteur d'échec scolaire.
Alors oui l'école a du boulot d'intégration, des réflexions à mener sur le rythme de travail, le poids des cartables etc. Mais croyez moi : les cartables seraient plus légers si le môme était conforté dans l'idée que le savoir a du sens et une valeur intrinsèque. Le temps serait plus court s'il comprenait qu'apprendre c'est se libérer. Au lieu de quoi on lui assène que la liberté tient dans son fil à la patte, que le temps n'est précieux que s'il est sien. Et PISA ne mesure pas tout ça.
Premier point : ce type d'enquête peut-elle valider ou invalider un système scolaire? oui et non. Le système est une chose. L'enquête et ses résultats une autre. On me répondra que la finallité de l'éducation est le niveau des élèves quel que soit le système. Permettez moi de répondre que l'échec scolaire n'est que le reflet de multiples autres échecs et que la société est toute heureuse de se défausser sur l'école de ses propres tares!
Les promoteurs de PISA ont des idées tout à fait arrêtées sur ce qu'ils attendent et croient bon en matière de système scolaire. C'est leur droit et ils sont en parfaite conformité avec l'idéologie dominante. Celle qui pense que la Réforme est un mot sacré à sens unique. Rappelons que l'OCDE est une organisation de développement économique. Qui pense et publie en terme d'efficacité économique. D'abord. Que l'efficacité y est présentée comme le marqueur permanent de tout. Il faut être EFFICACE. Qu'est-ce que l'efficacité? Un ratio coût - résultat? Une notion mesurable, quantifiable incontestable ou un chiffre qui sera variable en prenant tel ou tel paramètre en compte?
Il existe des paramètres qui ne seront jamais pris en compte tant ils fâchent : au hasard l'attente sociale de l'école? Et si la réussite coréenne provenait non pas d'un système, d'une organisation scolaire mais d'un consensus social autour de l'école? Et à quoi attribuer la réussite scolaire de Shanghaï? Au fait, comme l'assurent les promoteurs de PISA (sans arrière pensées bien sûr) que les enseignants les meilleurs sont nommés là où ç'est le plus difficile, là ou ça craint, ou au fait que nous sommes là dans un système politique et social de contrainte forte?
Les véritables agressions verbales dont nous sommes victimes en conseil de classe, la pensée unique du tout numérique qui est en train d'effacer les relations de face à face parmi les acteurs de l'éducation, toute une somme de faits qui ne sont pas de détails, montrent que l'école est malade mais que la société l'est : elle ne veut plus d'école.
Travailler chez soi? Aberration!
Apprendre? Hérésie!
Réfléchir? Absurde!
Porter du matériel dans un sac? Contrainte d'esclave!
Vivre en société? Négation de l'individu!
Accepter des règles telles qu'éteindre son portable? Totalitarisme!
Mais encore : penser qu'il y a d'autres valeurs que le fric, la réussite sociale individuelle "matuvu", la propriété, les 4x4, le technologisme, le soi, le sursoi et que "l'enfer c'est les autres" etc? C'est aussi cela qui est porteur d'échec scolaire.
Alors oui l'école a du boulot d'intégration, des réflexions à mener sur le rythme de travail, le poids des cartables etc. Mais croyez moi : les cartables seraient plus légers si le môme était conforté dans l'idée que le savoir a du sens et une valeur intrinsèque. Le temps serait plus court s'il comprenait qu'apprendre c'est se libérer. Au lieu de quoi on lui assène que la liberté tient dans son fil à la patte, que le temps n'est précieux que s'il est sien. Et PISA ne mesure pas tout ça.
samedi 20 novembre 2010
zéro ... la suite(3) : homo sapiens competensis adaptabilis
Le résultat recherché est en définitive la création d'un homo un peu moins sapiens mais un peu plus adaptabilis et competensis. Je m'explique : le terme de compétences s'est introduit dans le vocabulaire éduc' nat' pour mieux adapter les formations aux pratiques et besoins du monde du travail. On peut être favorable à cette évolution qui est une vraie révolution idéologique, à mon sens régressive. Laissez nous le droit de ne pas être d'accord avec cet axiome de départ que l'école doit former des travailleurs : rappelons nous que l'école des Grecs est du domaine du loisir, ce gros mot qui signifie au fond accomplissement de soi...
En insistant sur les compétences, on cherche à créer l'homme modelable, celui qui nie l'homme libre que le savoir veut construire au contraire! Homme libre toujours tu chériras la connaissance et tu te libèreras toi-même des chaînes normatives de la société!
En insistant sur les compétences, on cherche à créer l'homme modelable, celui qui nie l'homme libre que le savoir veut construire au contraire! Homme libre toujours tu chériras la connaissance et tu te libèreras toi-même des chaînes normatives de la société!
zéro ... la suite (2) : victoire?
Voir en face ses insuffisances et être accessible à des moyens de remédiations : voilà ce qui compte dans l'évaluation quelle qu'elle soit de qui que ce soit. Voilà ce que ne veut voir la société dans son ensemble qui prétend tout évaluer mais ne tolère que ce qui va bien. C'est cela qui est stigmatisant. Que cela se nomme 20/20 ou compétences acquises ne change rien à la nature du problème... Les évaluations PISA censées être la pointe de la modernité des pays de l'OCDE pour évaluer les performances des systèmes scolaires sont tout autant stigmatisantes que les notes du méchant système scolaire français. Elles créent des normes tout aussi contestables que beaucoup de ceux qui réclament la fin des notes ignorent. La transférabilité d'une compétence par exemple... Quand devrait-elle l'être? En quelles circonstances et dans quel délai? Pourquoi devrait-elle l'être?
La notion "d'attitude" du socle commun n'est pas la moins dangereuse des notions. Vous ne trouverez pas beaucoup d'attitudes qui ne soient pas bien dans les clous et les normes de la société dans cette approche. C'est flou, donc mal évalué, c'est normatif, ce n'est pas mieux qu'une note! Mais c'est ce que la société attend de ses élèves!
Là est la vraie question : que voulez-vous que soit le geste "d'instruire"?
Comment voulez-vous que soit actée l'instruction, reconnue comme ayant été dispensée, avec quelle part de réussite et quelle part d'échec momentanée, toute évaluation n'étant que le reflet d'un instant "T"?
Aujourd'hui le système scolaire entreprend une réforme qui met la réussite comme un droit opposable. Alors pour y parvenir le découpage par compétence est effectivement le moyen le plus facile, qui va masquer les manquements de chacun et mentir à une échelle qui doit être dénoncée : certaines compétence soi-disant indispensables à l'obtention de tel ou tel diplôme (par exemple le niveau dit A2 en langues au brevet), ne sont finalement pas prises en compte lorsqu'elles sont non acquises. Ainsi l'élève ayant raté a statistiquement réussi et le système scolaire peut se vanter de ne plus être en échec...Ces pratiques courantes (B2I, Langues palier A2) se généralisent, les moyens se réduisent, l'opinion publique applaudit. Victoire?
La notion "d'attitude" du socle commun n'est pas la moins dangereuse des notions. Vous ne trouverez pas beaucoup d'attitudes qui ne soient pas bien dans les clous et les normes de la société dans cette approche. C'est flou, donc mal évalué, c'est normatif, ce n'est pas mieux qu'une note! Mais c'est ce que la société attend de ses élèves!
Là est la vraie question : que voulez-vous que soit le geste "d'instruire"?
Comment voulez-vous que soit actée l'instruction, reconnue comme ayant été dispensée, avec quelle part de réussite et quelle part d'échec momentanée, toute évaluation n'étant que le reflet d'un instant "T"?
Aujourd'hui le système scolaire entreprend une réforme qui met la réussite comme un droit opposable. Alors pour y parvenir le découpage par compétence est effectivement le moyen le plus facile, qui va masquer les manquements de chacun et mentir à une échelle qui doit être dénoncée : certaines compétence soi-disant indispensables à l'obtention de tel ou tel diplôme (par exemple le niveau dit A2 en langues au brevet), ne sont finalement pas prises en compte lorsqu'elles sont non acquises. Ainsi l'élève ayant raté a statistiquement réussi et le système scolaire peut se vanter de ne plus être en échec...Ces pratiques courantes (B2I, Langues palier A2) se généralisent, les moyens se réduisent, l'opinion publique applaudit. Victoire?
Zéro, la suite... compétences et savoirs faire...
Prenons exemple du saucissonnage : L'action "Faire du café" avec une cafetière électrique.est-elle une compétence?
Non c'est une somme de compétences!
Il faut :
1/ se saisir de la boîte de café (la distinguer des autres boîtes donc)
2/ Poser le filtre dans le porte-filtre
3/ Doser convenablement le café par rapport à la quantité voulue (on pourrait ici saucissonner encore!)
4/ Doser convenablement l'eau par rapport à la quantité voulue (on pourrait ici saucissonner davantage!)
5/ ne pas omettre de poser la cafetière sous le porte filtre sans quoi le carfé sera répandu par terre!
6/.... allumer la cafetière!
D'aucuns m'objecteront qu'aujourd'hui les machines à dosettes simplifient la tâche etc. Mais le problème est en fait identique. L'action est toujours une somme de tâches que je peux découper en somme de gestes etc.
Supposons acquises les 5 premières compétences et non acquises la 6è.... Je serais bien avancé par rapport à mon objectif final! Je n'aurais pas de café!
Je validerais donc 5 compétences sur 6 (superbe pourcentage de réussite) pour un échec global.
5/6 c'est une bonne note. Mais le résultat est lamentable. La question n'est donc pas de s'interroger sur la réussite mais sur l'échec! Putain pourquoi ce couillon d'élève n'arrive pas à appuyer sur le bouton rouge de la cafetière? Parce qu'il ne comprend pas le mécanisme général qui est que toutes les tâches qu'il a réussi s'emboîtent aussi avec d'autres? Parce que le bouton est rouge et lui daltonien? Parce que le geste est complexe? Ou parce qu'il ne connaît pas le sens du mot bouton?
Pardonnez moi l'emploi de ce trivial exemple mais on en est là aujourd'hui dans le débat!
Il en va de même dans les multiples découpages scolaires. L'idée pour moi n'est ni de défendre la note qui pourrit le sens de mon métier, ni de la condamner. Il est de dire qu'évaluer est complexe et n'a pas de sens si on rejette par avance l'idée d'échec donc de remédiation.
à suivre...
Non c'est une somme de compétences!
Il faut :
1/ se saisir de la boîte de café (la distinguer des autres boîtes donc)
2/ Poser le filtre dans le porte-filtre
3/ Doser convenablement le café par rapport à la quantité voulue (on pourrait ici saucissonner encore!)
4/ Doser convenablement l'eau par rapport à la quantité voulue (on pourrait ici saucissonner davantage!)
5/ ne pas omettre de poser la cafetière sous le porte filtre sans quoi le carfé sera répandu par terre!
6/.... allumer la cafetière!
D'aucuns m'objecteront qu'aujourd'hui les machines à dosettes simplifient la tâche etc. Mais le problème est en fait identique. L'action est toujours une somme de tâches que je peux découper en somme de gestes etc.
Supposons acquises les 5 premières compétences et non acquises la 6è.... Je serais bien avancé par rapport à mon objectif final! Je n'aurais pas de café!
Je validerais donc 5 compétences sur 6 (superbe pourcentage de réussite) pour un échec global.
5/6 c'est une bonne note. Mais le résultat est lamentable. La question n'est donc pas de s'interroger sur la réussite mais sur l'échec! Putain pourquoi ce couillon d'élève n'arrive pas à appuyer sur le bouton rouge de la cafetière? Parce qu'il ne comprend pas le mécanisme général qui est que toutes les tâches qu'il a réussi s'emboîtent aussi avec d'autres? Parce que le bouton est rouge et lui daltonien? Parce que le geste est complexe? Ou parce qu'il ne connaît pas le sens du mot bouton?
Pardonnez moi l'emploi de ce trivial exemple mais on en est là aujourd'hui dans le débat!
Il en va de même dans les multiples découpages scolaires. L'idée pour moi n'est ni de défendre la note qui pourrit le sens de mon métier, ni de la condamner. Il est de dire qu'évaluer est complexe et n'a pas de sens si on rejette par avance l'idée d'échec donc de remédiation.
à suivre...
Zéro pointé : vrai débat, fausses solutions.
Vers la fin des notes? Question récurrente posée par l'opinion, des assos de parents, certains membres éminents de l'Institution, et aujourd'hui appel de personnalités telles Rocard, Cyrulnik ou Pennac.. Bon.
Que le système de notation sacralisée en France soit à remettre en cause est une chose et sonne pour certains comme une évidence. Why note?(mauvais jeu de mots, je sais, des fois je ne peux pas m'en empêcher).
Mais la question est le plus souvent mal posée (et je ne pense pas spécialement ici à l'aréopage de personnalités suscitées). Ce qui pose problème à beaucoup ce n'est pas la note en soi, hélas dirais-je, mais la "mauvaise note"... Les bonnes notes, ils sont pour... Or elles sont parties prenantes du système! L'évaluation par compétences qui se dessine dans le secondaire - et existe de longue date dans le Primaire avec des livrets illisibles pour de nombreux parents (une centaine d'items...)- n'entraîne pas plus de réussite que le système de simple notation. Par contre, il a l'avantage, décisif socialement, de masquer l'échec. Le discours sur l'estime de soi de chaque individu scolaire a une valeur certaine. Je ne suis pas ici dans le double discours : j'attribue de bonnes notes à des enfants de 6è qui ne savent pas écrire (non pas dysorthographiques ou dyslexiques) mais qui ne peuvent écrire leur nom sur une page en moins de 10 minutes. Le discours positif d'encouragement, peut aussi passer par des notes et pas uniquement par des compétences. Paradoxalement l'évaluation par compétences tant louée par le système de pensée dominant, a de nombreux défauts :
- qu'est-ce qu'une compétence acquise? Ce qui est acquis pour certains c'est ce qui est supposé transférable et réinvesti... Mais que de nombreux savoirs-faire scolaire n'ont pas vocation à être transférés et réinvestis! Et sont pourtant nécessaires!
- qu'est-ce qu'une compétence "non acquise"? une compétence à travailler! En quoi cela est-il plus lisible qu'un 10/20 SI ON NE SE DONNE LES MOYENS REELS DE REMEDIATION???
- Que va penser de lui-même un élève dont toutes les compétences seraient non acquises?
On me répond habituellement que l'évaluation par compétences est un discours positif qui part de ce que l'enfant sait faire et ainsi le valorise. Soit! Mais que veut la société? S'en tenir à ce que chacun sait faire ou a-t-elle des exigences de savoirs, de savoirs-être et de savoirs-faire? C'est cette question qui est centrale dans la problématique de l'évaluation.
Pour contourner cette difficulté on passe son temps à surfer de macro compétences (censées donner une vue d'ensemble) en micro compétences (censées définir précisément les attentes) et plus personne ne s'y retrouve! Je cite le livret de compétences scolaires socle commun du collège : compétence 5 (humanisme) : ce n'est pas une compétence, mais passons sinon on y reste trois ans. Un item dans ce domaine : "lire et utiliser différents langages (graphique, image, carte, musique...)" : Et je dois évaluer ça? Mais ce n'est pas une compétence ou c'en est plein.
Le saucissonnage de l'apprentissage est plein d'écueils qui en font perdre le sens tout autant que la simple note. à suivre...
Que le système de notation sacralisée en France soit à remettre en cause est une chose et sonne pour certains comme une évidence. Why note?(mauvais jeu de mots, je sais, des fois je ne peux pas m'en empêcher).
Mais la question est le plus souvent mal posée (et je ne pense pas spécialement ici à l'aréopage de personnalités suscitées). Ce qui pose problème à beaucoup ce n'est pas la note en soi, hélas dirais-je, mais la "mauvaise note"... Les bonnes notes, ils sont pour... Or elles sont parties prenantes du système! L'évaluation par compétences qui se dessine dans le secondaire - et existe de longue date dans le Primaire avec des livrets illisibles pour de nombreux parents (une centaine d'items...)- n'entraîne pas plus de réussite que le système de simple notation. Par contre, il a l'avantage, décisif socialement, de masquer l'échec. Le discours sur l'estime de soi de chaque individu scolaire a une valeur certaine. Je ne suis pas ici dans le double discours : j'attribue de bonnes notes à des enfants de 6è qui ne savent pas écrire (non pas dysorthographiques ou dyslexiques) mais qui ne peuvent écrire leur nom sur une page en moins de 10 minutes. Le discours positif d'encouragement, peut aussi passer par des notes et pas uniquement par des compétences. Paradoxalement l'évaluation par compétences tant louée par le système de pensée dominant, a de nombreux défauts :
- qu'est-ce qu'une compétence acquise? Ce qui est acquis pour certains c'est ce qui est supposé transférable et réinvesti... Mais que de nombreux savoirs-faire scolaire n'ont pas vocation à être transférés et réinvestis! Et sont pourtant nécessaires!
- qu'est-ce qu'une compétence "non acquise"? une compétence à travailler! En quoi cela est-il plus lisible qu'un 10/20 SI ON NE SE DONNE LES MOYENS REELS DE REMEDIATION???
- Que va penser de lui-même un élève dont toutes les compétences seraient non acquises?
On me répond habituellement que l'évaluation par compétences est un discours positif qui part de ce que l'enfant sait faire et ainsi le valorise. Soit! Mais que veut la société? S'en tenir à ce que chacun sait faire ou a-t-elle des exigences de savoirs, de savoirs-être et de savoirs-faire? C'est cette question qui est centrale dans la problématique de l'évaluation.
Pour contourner cette difficulté on passe son temps à surfer de macro compétences (censées donner une vue d'ensemble) en micro compétences (censées définir précisément les attentes) et plus personne ne s'y retrouve! Je cite le livret de compétences scolaires socle commun du collège : compétence 5 (humanisme) : ce n'est pas une compétence, mais passons sinon on y reste trois ans. Un item dans ce domaine : "lire et utiliser différents langages (graphique, image, carte, musique...)" : Et je dois évaluer ça? Mais ce n'est pas une compétence ou c'en est plein.
Le saucissonnage de l'apprentissage est plein d'écueils qui en font perdre le sens tout autant que la simple note. à suivre...
vendredi 19 novembre 2010
Et Jean Ferrat qui est-il?
"Jean Ferrat n'est pas Georges Brassens."
" Putain... Merde de merde. ET REMERDE!"
"J'te l'dis"
"Mais alors c'est qui?"
"Jean Ferrat."
"Non?"
" Si!"
" Putain... Merde de merde. ET REMERDE!"
"J'te l'dis"
"Mais alors c'est qui?"
"Jean Ferrat."
"Non?"
" Si!"
révélations
Lu dans Marianne 2 : "Raphael n'est pas Jean Ferrat".
Merde! Raphael n'est pas Jean Ferrat???????!!! Ben non.
Mais Higelin est-il Charles Trenet? Johnny Halliday est-il Jacques Brel? et Souchon est-il Barbara? Non non et non.... Arrrgh.
Donc ,bon, scoop : Raphael n'est pas Jean Ferrat. Qu'on se le dise.
Merde! Raphael n'est pas Jean Ferrat???????!!! Ben non.
Mais Higelin est-il Charles Trenet? Johnny Halliday est-il Jacques Brel? et Souchon est-il Barbara? Non non et non.... Arrrgh.
Donc ,bon, scoop : Raphael n'est pas Jean Ferrat. Qu'on se le dise.
Vieux pots... ou vieilles peaux?
C'est dans de vieux pots qu'on fait de bonnes soupes dit-on.. Voir...
Le gouvernement Fillon 3 est une illustration de l'adage : Juppé 4 le retour (et il n'est pas content...), Bertrand 2 le come-back (et il va tout casser), De Raincourt (mais qu'est-ce qu'il a fait celui-là? Il doit connaître des basses histoires pour être recasé tout le temps sans rien faire)et j'en passe. Bon on ne va pas mettre tout le monde à la retraite (c'est pas trop dans l'air du temps), mais quand même... Pour certains il est temps!
Dans les Hauts de Seine l'UMP locale s'est choisie un nouveau chef pour remplacer un Devedjian en pleine disgrâce. Un jeune, un nouveau, un homme neuf sorti du cocon : Jean Jacques Guillet, le Pasqua boy, ancien d'Ocident (encore un), qui n'hésitait pas dans ses jeunes années à faire donner le GUD contre les squatteurs sévriens de la future Mano Negra et autres assos telles Issue de Secours. Ca date de 1985 : un jeune loup de presque 65 ans (né en 1946)donc! Voilà le renouvellement de la vie politique française : même pour les strapontins y en a que pour les vieilles peaux! C'est la soupe à la grimace chez Devidjian qui n'aura bientôt plus que son siège cantonal... S'ils l'investissent.
Le gouvernement Fillon 3 est une illustration de l'adage : Juppé 4 le retour (et il n'est pas content...), Bertrand 2 le come-back (et il va tout casser), De Raincourt (mais qu'est-ce qu'il a fait celui-là? Il doit connaître des basses histoires pour être recasé tout le temps sans rien faire)et j'en passe. Bon on ne va pas mettre tout le monde à la retraite (c'est pas trop dans l'air du temps), mais quand même... Pour certains il est temps!
Dans les Hauts de Seine l'UMP locale s'est choisie un nouveau chef pour remplacer un Devedjian en pleine disgrâce. Un jeune, un nouveau, un homme neuf sorti du cocon : Jean Jacques Guillet, le Pasqua boy, ancien d'Ocident (encore un), qui n'hésitait pas dans ses jeunes années à faire donner le GUD contre les squatteurs sévriens de la future Mano Negra et autres assos telles Issue de Secours. Ca date de 1985 : un jeune loup de presque 65 ans (né en 1946)donc! Voilà le renouvellement de la vie politique française : même pour les strapontins y en a que pour les vieilles peaux! C'est la soupe à la grimace chez Devidjian qui n'aura bientôt plus que son siège cantonal... S'ils l'investissent.
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